J’ai toujours été fasciné par les relations possibles entre différents arts, la peinture, la musique, le théâtre, le cinéma, et la photographie.

Anciennement professeur agrégé d’Arts plastiques et d’Histoire des arts, j’ai pu partager pendant ma carrière auprès de mes élèves, ma passion de l’art sous toutes ses formes, et essayer de saisir au plus près la complexité du processus créatif et le miracle des oeuvres.

Ma pratique artistique s’inscrit d’ailleurs dans une réflexion critique sur les relations entre la peinture, le dessin avec la photographie, la video, le cinéma, l’imagerie numérique et plus récemment les images générées par intelligence artificielle.

Mon propos artistique sera de montrer ce que peut encore la peinture et le dessin à l’ère du tout numérique.

Il s’agira plus particulièrement de représenter les phénomènes et les forces symboliques en marche sous le flot des images de notre société. 

Réflexion sur l’illusion, l’apparence des images, la fonction symboliques des icônes.

Vision critique du monde actuel, de ses enjeux, de sa complexité.

Pour cela, mes peintures et dessins seront composés généralement d’une combinatoire de divers éléments visuels et textuels mis en tension de manière dialectique et plastique.

Je reprends ici le concept de « combine painting » du peintre américain Robert Rauschenberg, dont je suis un fervent admirateur.

Ces combinatoires proposeront les pièces d’un puzzle incomplet dont le spectateur, s’il le souhaite, pourra venir remplir les vides et imaginer une signification personnelle.

L’oeuvre sera donc ouverte, concept qu’Umberto Eco définira dans son Opera aperta (1962), c’est-à-dire la définition d’une oeuvre conçue de manière à impliquer le lecteur, l'auditeur ou le spectateur afin de stimuler une multiplicité d'expériences et une pluralité d’interprétations.